Retraite complémentaire "Madelin" ou "PERP"

Les derniers mois de l’année sont habituellement propices aux versements complémentaires sur les produits d’épargne retraite disposant d’un avantage fiscal à l’entrée.

Quel serait alors le support à privilégier entre PERP et MADELIN ?

Introduction : les généralités

PERP : Plan d'Epargne Retraite Populaire, produit d'épargne qui permet d'obtenir un revenu régulier au moment de la retraite.

MADELIN : Contrat permettant aux TNS (travailleurs non salariés) de se constituer une retraite complémentaire

 

Confrontation : lequel est le plus intéressant ?

Destinés à vous procurer un complément de revenus au moment de la retraite, ces deux produits ont des qualités comme des défauts. Premier avantage pour le Perp (Plan d’épargne retraite populaire), il est ouvert à tous alors que le contrat Madelin est réservé aux travailleurs non-salariés.

Les deux supports disposent d’un intérêt fiscal important puisqu’ils permettent de déduire les versements de vos revenus imposables. Ainsi plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt est importante. De ce point de vue l’avantage est au contrat Madelin dont le plafond de déductibilité (72.571 euros en 2017) est plus de deux fois supérieur à celui du Perp (31.382 euros en 2017).

Les versements effectués sur un Perp sont libres dans leur montant et leur périodicité. Cette souplesse lui confère un avantage par rapport au contrat Madelin qui requiert un versement minimum annuel déterminé à la souscription (jusqu'à quinze fois le premier versement), sous peine d’une mise en réduction du contrat ou d’une requalification fiscale.

Comme habituellement avec les produits produits retraite, la phase de récupération de l’épargne prend généralement la forme d’une rente viagère. Le Perp s’en tire toutefois mieux car, à la différence du contrat Madelin il permet une sortie partielle de 20% en capital. L’acquisition de la « première » résidence principale est également un motif de sortie totale en capital, celle-ci étant limitée toutefois au montant de l’apport dans l’opération.

Taux d’intérêt anticipé sur la revalorisation future de la rentre, « le taux technique » est obligatoirement nul sur un Perp. Le contrat Madelin permet de fixer un taux technique positif (plafonné actuellement à 0,5% en raison des taux obligataires très bas). La méthodologie de revalorisation de la rente viagère n’étant pas toujours très transparente, il est généralement conseillé d’opter pour le taux technique maximal. Le contrat Madelin apporte un plus sur ce point.

La table de mortalité sert à déterminer le niveau de la rente qui vous sera servie. Un contrat Madelin peut garantir que c’est la table de mortalité en vigueur lors de la souscription du contrat, voire lors de chacun des versements, qui sera appliquée. Sur un Perp c’est obligatoirement la table de mortalité en vigueur lors du dénouement du contrat qui est retenue. Cette dernière est moins favorable car évoluant selon l’espérance de vie croissante des assurés.

 

Verdict : qui sort vainqueur ?

L’avantage va donc nettement au PERP , grâce notamment aux possibilités de sortie en capital et une plus grande souplesse quant à la fréquence et au montant des versements. Il faut malgré tout nuancer cette analyse si l’objectif était d’aller chercher les plafonds maximums de versements : à ce moment-là le dispositif MADELIN sera plus adapté.