S’installer en libéral : guide du gynécologue

Quand on est gynécologue, l’installation en libéral peut relever du parcours du combattant : quel statut choisir ? Quel secteur ? Quel mode d’exercice ? Quelles démarches ?

L’article ci-dessous vous présentera toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser !

Le gynécologue

 

La spécialité en gynécologie comprend évidemment les spécialistes en gynécologie, mais aussi les spécialistes en gynécologie médicale et obstétrique.

En 2016, on comptait 4724 gynécologues-obstétriciens en activité en France, avec une densité plus élevée dans les régions PACA et Ile-de-France que sur le reste du territoire (densité moyenne nationale de 16,8 gynécologues-obstétriciens pour 100.000 habitants).

Ils sont âgés de 48 ans en moyenne (contre 52 ans pour les médecins en général) avec un taux de féminisation relativement important (47% contre 44% de moyenne globale pour les médecins).

Leur mode d’exercice est essentiellement libéral, à hauteur de 60,3 % (contre 17,2% de salariés et 22,6% d’exercices mixtes).

 

 

Pathologies et actes pratiqués

 

Les gynécologues médicaux traitent les malformations, l’infertilité, la sexologie, les algies neurogènes du petit bassin et l’ostéoporose. Ils effectuent également des actions préventives et curatives pour les pathologies infectieuses et cancéreuses (ovaires, seins, utérus).

Les gynécologues-obstétriciens sont spécialisés dans les échographies obstétricales, le suivi de grossesse et post-partum ainsi que les accouchements normaux et pathologiques.

 

Organisation de l’activité

 

Les gynécologues médicaux, au cabinet ou en établissement, consultent généralement sur rendez-vous. L’exercice en groupe multidisciplinaire est le plus fréquent.

En 2010, les honoraires représentent en moyenne 182 543 euros par an avec environ 46 % de charges, soit 94 000 euros net. Les actions de prévention, de dépistage et d’éducation thérapeutique font de plus en plus partie de l’activité libérale de ces spécialistes.

 

 

Choix du secteur : secteur 1 ou 2 ?

 

Les médecins libéraux peuvent choisir d’être conventionnés ou non. Deux options existent :

Secteur 1

Les tarifs sont fixes, les cotisations sociales et retraite sont partiellement prises en charge.

 

Secteur 2 

Les tarifs sont libres (avec tact et mesure).

Il existe deux types de couverture sociale pour le secteur 2 : le PAMC (régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés) et le RSI (régime social des indépendants)

 

Attention, car le choix du secteur à la première installation est irrévocable !

Bien qu’il soit possible d’évoluer du secteur 2 vers le secteur 1, l’inverse est impossible !

Ce choix du secteur 1 ou 2 est donc à prendre avec la plus grande des précautions.

 

Choix du statut juridique

 

Plusieurs statuts sont possibles : entreprise individuelle, EIRL, EURL, SARL, Société Civile Professionnelle (SCP), etc. Difficile de faire un choix !

 

L’entreprise individuelle

 

Ce statut juridique s’adresse aux professionnels de santé libéraux ne souhaitant pas s’associer ni créer de société : ce sont des entrepreneurs individuels. Fiscalement, le médecin est soumis à l’IR dans la catégorie des BNC (Bénéfices Non Commerciaux). En tant que TNS (travailleurs non salariés), ils doivent s’affilier à l’URSSAF, le RSI et à la CARMF (Caisse de Retraite Autonome des Médecins de France).

 

L’exercice en société

 

Pour une activité libérale règlementée (ce qui est le cas du médecin gynécologue), il est possible d’opter pour une SCP ou une SEL, avec toutes ses déclinaisons.

Nous vous conseillons de contacter un conseiller spécialisé pour le choix du statut adéquat en fonction de votre situation professionnelle.

 

 

Les locaux

 

Lors de l’installation en cabinet libéral, le gynécologue doit financer le local professionnel (soit en faisant l’acquisition des murs, soit en signant un bail professionnel ou mixte) et éventuellement les travaux à réaliser.

Veillez toutefois à ce que votre cabinet soit accessible aux personnes à mobilité réduite (normes PMR).

Un budget prévisionnel tenant compte de l’ensemble des frais à engager ainsi que les recettes prévisionnelles doit être réalisé en amont de tout projet d’installation.

 

Les équipements du cabinet

 

La création d’un cabinet standard de gynécologie nécessite d’investir dans différents équipements, dont les postes les plus importants sont ceux de la table d’examen et de l’échographe gynéco-obstétrical. Ces dépenses peuvent varier entre 70.000 et 150.000€ et doivent donc être intégrées dans le budget prévisionnel précédemment cité.

 

Le système informatique

 

Un poste à ne pas négliger, car il permet de gérer l’ensemble de l’activité du cabinet : gestion de la clientèle, facturation des patients, suivi administratif et comptable, émission d’ordonnance, etc. Certains systèmes permettent désormais de gérer le tiers-payant et de télétransmettre les feuilles de soins vers les organismes d’assurance maladie.

 

De nombreuses questions pratico-pratiques se posent au moment de l’installation, n’hésitez pas à contacter nos équipes pour nous faire part de votre projet !